211126 - MUS QZD - BARTOK - LES SIX QUATUORS À CORDES - ALBAN BERG QUARTETT
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211126 - MUS QZD - BARTOK - LES SIX QUATUORS À CORDES - ALBAN BERG QUARTETT
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BELA BARTOK (1881-1945) « Quatuors à cordes » Quatuor Alban Berg BARTOK – Quatuors à cordes
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« Bela BARTOK. The Hungarian Soul ». Warner, 20 CD Diapason d'Or. |
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BARTOK ESSENTIEL
On sait la tragique méconnaissance de l'importance réelle de Bela Bartok tant qu'il fut en vie. Son destin est presque devenu l'exemple type de la gloire posthume de l'artiste. Sa synthèse entre des conceptions harmoniques et rythmiques nouvelles, les exigences formelles héritées de Beethoven et les caractéristiques de la musique populaire est unique. Puisant dans les catalogues Emi, Erato, Teldec et Finlandia, les 20 CD de cette anthologie majeure permettent d'aborder dans des conditions optimales les véritables sommets de l'œuvre de Bartok, d'un niveau de difficulté pourtant inégal, et de comprendre pourquoi l'ensemble des mélomanes y a reconnu l'adéquation d'un langage et de son contenu. À l'exception du ballet intégral Le Prince des Bois, de la Cantate profane et des chœurs de femmes a cappella, l'essentiel est là. Certains choix pourront surprendre : pourquoi, dans le Concerto pour orchestre, Mariss Jansons avec Oslo, évidemment fort corrects, et non Karajan/Philharmonia, Kubelic/Royal Philarmonic, autrement inspirés ? Pourquoi le même Jansons dans la Musique pour cordes, percussion et célesta, et non Karajan/Berlin 1960, aux fascinants jeux de miroirs et à l'engagement exemplaire ? Pourquoi les trois concertos pour piano par Andreas Schiff et Ivan Fischer (soliste réfléchi mais parfois indifférent, orchestre lointain) ? Ces réserves ne doivent pas masquer le reste, très souvent d'un prodigieux intérêt. Citons seulement Le Château de Barbe-Bleue avec Anne Sofie von Otter, John Tomlison et les Berliner Philharmoniker que dirige magistralement Bernard Haitink, le Divertimento par Silvestri et le Philharmonia, les deux concertos pour violon et celui pour alto par Menuhin avec Dorati, les deux Rhapsodies par Menuhin/Boulez, la Sonate pour violon et piano n°2 par Kremer/Maisenberg, la Sonate pour piano et En plein air par Michel Béroff, les Quinze Chants paysans hongrois par Gyorgy Sebök, la Suite op. 14 et Mikrokosmos par Deszo Ranki, la Sonate pour violon seul par Vilde Frang, et avant tout les six quators à cordes par les Alban Berg, une des intégrales les plus dominées techniquement et stylistiquement. Et celle qui, n'en déplaise au titre un rien restrictif du coffert (« L' Âme hongroise ») s'évade de l'esprit hungarisant pour mieux illuminer l'universalité d'un compositeur farouchement opposé à toute forme d'étroit nationalisme. De puissants témoignages historiques sont eux aussi à marquer d'une pierre blanche. Enregistré dans les années 1920 et 1930, Bartok jouant au piano des extraits de ses propres recueils reste inoubliable par son élan acéré, son intensité et sa poésie. Lili Kraus dans les Danses populaires roumaines et les Trois Rondos, André Getler dans une âpre Sonate pour violon seul, Dinu Lipatti dans le Concerto pour piano n°3 (avec Paul Sacher) sont eux aussi admirables. Le Concerto pour violon n°2 par Yehudi Menuhin, avec Furtwängler au pupitre du Philharmonia, demeure une des plus formidables interprétations jamais gravées de musique du XX° siècle. Sa tension proprement bartokienne renvoie à un univers qui n'est ni celui de l'introspection romantique, ni celui de la distanciation expressive. Patrick Szersnovicz
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