211031 - MUS QZD - JOSQUIN - JOSQUIN DESPREZ EN ITALIE - ODHECATON, PAOLO DA COL,THE GESUALDO SIX, LA REVERDIE, LA PIFARESCHA

 





211031 - MUS QZD - JOSQUIN - JOSQUIN DESPREZ EN ITALIE - ODHECATON, PAOLO DA COL,THE GESUALDO SIX, LA REVERDIE, LA PIFARESCHA







JOSQUIN DESPREZ

(CA 1455-1521)

« Giosquino. Josquin Desprez en Italie »

Odhecaton, Paolo Da Col, The Gesualo Six, La Reverdie, La Pifarescha.

JOSQUIN – Preater rerum seriem

JOSQUIN – Tu solus qui facis mirabilia

JOSQUIN – O Virgo Prudentissima

JOSQUIN – Huc Me Sydereo




TECHNIQUE : 3,5/5

Enregistrement réalisé en octobre 2020 à l'abbaye Santa Maria Follina de Trévise (Italie) par Guiseppe Maletto. Une image stéréophonique très large avec, à ses extrémités, des voix à la présence forte. Elle s'équilibre et se densifie quand trombones et chalemies rejoignent les voix ou lors des intermèdes instrumentaux. Timbres agréables.






Deuxième Diapason d'Or en ce cinq centième anniversaire de la mort de Josquin Desprez ! Le programme conçu par Paolo Da Col partage avec celui de Peter Philips (cf n°700) la messe du duc de Ferrare. L'interprétation des Thalis Scholars était une apothéose sereine et limpide du chant anglais a cappella dont le collectif mixte de Peter Philips est le champion depuis quarante ans. Cette nouvelle version reflète l'approche de la polyphonie religieuse de la Renaissance promue par Paolo Da Col depuis deux décennies. S'appuyant sur des informations historiques des conditions d'exécution aux XV° et XVI° siècles (qu'il a lui-même réunies et étudiées dans le cadre d'une thèse de musicologie), le chef vénitien a modelé son ensemble Odhecaton sur les chapelles musicales dont s'entourent les princes italiens. Les riches archives de ces Médicis, Este ou Gonzague, ainsi que celles des plus grandes églises permettent une reconstitution assez fine des conditions d'exécution du chant par un effectif de vingt à trente voix masculines, les lignes supérieures de la polyphonie étant donc confiées à des falsettistes. Pour cet enregistrement renfermant les œuvres de Josquin les plus monumentales, Odhecaton (cinq contre-ténors, cinq ténors et cinq voix graves) reçoit l'appoint des Gesualdo Six. Avec ses vingt et un robustes chanteurs, les tutti à cinq (Salve Regina), six (Praeter rerum seriem, dernier Agnus Dei de la messe ...) et même douze lignes polyphoniques atteignent une ampleur et une profondeur saisissantes, encore renforcées par l'adjonction des trombones et chalemies de l'ensemble La Pifarescha pour l'Inviolata qui clôt l'album. À côté de ces étalages luxuriants, Da Col ménage des instants de pure grâce, à un par partie, qui préservent l'auditeur de toute monotonie. Au-delà du nombre et du diapason pour voix d'hommes, les timbres italiens, larges et libres (avec vibrato) parachèvent la pâte sonore caractéristique du chœur. Avec des programmes d'une telle qualité et des esthétiques si opposées, les deux gravures phares de l'année Josquin comblent une bonne part des espoirs qu'on pouvait y placer.

David Fiala




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