210829 - MUS QZD - HAYDN ET MOZART - QUATUORS A CORDES - QUARTETTO ITALIANO
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210829 - MUS QZD - HAYDN ET MOZART - QUATUORS A CORDES - QUARTETTO ITALIANO
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QUARTETTO ITALIANO HAYDN ET MOZART
HAYDN – Quatuor à cordes n°3 "L'Empereur" HAYND – Quatuor à cordes n°5 "The Lark" MOZART – Quatuor à cordes n017 "The Hunt" |
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« Quartetto Italiano. Prima la musica, The Complete Warner Recordings ». Warner, 14 CD. Diapason d'or.
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QUATUOR ITALIEN ....
La rencontre de quatre étudiants de l'Académie Chigiana de Sienne au début des années 1940 allait donner enfin à l'Italie le quatuor à cordes d'envergure internationale qui lui avait fait jusque là cruellement défaut. La paix revenue, le (d'abord) Nuovo Quartetto Italiano prend son envol. En 1946, premiers 78 tours, sous étiquette Durium : le Quatuor de Debussy (qui deviendra une œuvre fétiche) et une ravissante Gavotte de Vinci. Ce sont d'ailleurs les seuls témoignages de la formation originale, avec Lionello Forzanti à l'alto, rapidement remplacé par Pierro Farulli. À cette époque, les quatre musiciens se démarquent non seulement en jouant leur répertoire par cœur mais aussi par un style vif, élancé et d'un extrême raffinement. Après quelques années sous contrat Decca, le Quartetto Italiano (dont les deux violonistes, Paolo Borciani et Elisa Pegreffi, se sont entre-temps mariés) signe chez Colombia, firme pour laquelle il enregistrera jusqu'en 1959 et dont toutes les bandes sont ici réunies pour la première fois. Si certaines avaient déjà été réalisées en CD (Testament, Emi), ce n'était pas le cas des KV 387 et 421 de Mozart, de l'Opus 130 de Beethoven, de l'Opus 67 de Brahms, de l'Opus 41 n°3 de Schumann. Au cours des années 1950, la formation se fait applaudir pour sa perfection comme pour sa pureté de timbres dans le monde entier, et étoffe largement son répertoire. Sans rival chez Boccherini, malgré l'acidité de la prise de son, ses premières gravures démontrent un goût exquis (Grave de l'Opus 39 n°8). Chez Mozart, c'est leur élégance toute classique qui fera école, tandis que sous l'impulsion d'un primarius (Borciani) et d'un violoncelliste (Franco Rossi) aux forts tempéraments, ils démontrent dans Beethoven vigueur, profondeur autant que cohérence dans leurs premières approches des Opus 130 et 74. Leur seconde version de Debussy, au juste équilibre entre rêve et flamme, est un miracle de souplesse. Leur vision première du 12° de Milhaud, au lyrisme souverain, reste une référence. Quinze ans avant la légendaire double intégrale Brahms/Schumann (Philips), cet Opus 67 de Brahms et ce 3° de Schumann étonnent par leur fantaisie, leurs libertés rythmiques, leurs touchants portamentos (écoutez la poignante voix d'alto de Farulli dans l'Agitato de l'Opus 67). Révélant une prédilection pour Schubert (magistrale D 32) et Haydn, ils y allient charme et finesse à un niveau rarement atteint, grâce à une articulation ciselée (Opus 33 n°23), des timbres soyeux, et malgré des tempos parfois un rien prudents (finale de l'Opus 76 n°4). Côté XX° siècle, ils se firent à l'époque les champions du 2° de Prokofiev, du 4° de Malipiero, des Trois Pièces de Stravinsky, témoignant dans celui de Ravel d'une qualité d'inspiration comme de réalisation exceptionnelles. Fidèle défenseurs de leur patrimoine national, ils graveront encore deux volumes de pages italiennes des XVII° siècles (Gabrielli, Marini, Neri, Scarlatti, Vivaldi) et XVIII° siècle (Galuppi, Campini, Boccherini), d'intérêt inégal, dont beaucoup inédites en CD. La reproduction des pochettes originales, à défaut d'un large choix de photos, ravira les acquéreurs de ce passionnant coffret.
Jean-Michel Molkhou
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