210525 - MUS QZD - LOCATELLI - TROIS CONCERTOS POUR VIOLON - ILYA GRINGOLTS, ORCHESTRE BAROQUE DE FINLANDE
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210525 - MUS QZD - LOCATELLI - TROIS CONCERTOS POUR VIOLON - ILYA GRINGOLTS, ORCHESTRE BAROQUE DE FINLANDE
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PIETRO ANTONIO LOCATELLI (CA 1695-1765) Ilya GRINGOLTS (Violon et direction) Orchestre baroque de Finlande LOCATELLI – Concertos pour violon op.3
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TECHNIQUE : 4/5
TECHNIQUE SACD : 4/5
Enregistré en janvier 2019 dans l'église de Järvenpää (Finlande) par Nora Brandeburg. La réverbération, très généreuse, apporte une matière sonore conséquente au son direct des instruments, sans brouiller ne flouter l'image, avec de beaux graves qui ne « bavent » pas. Belle cohésion entre l'orchestre et le violon solo.
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Violoniste spectaculaire aux yeux de ses contemporains, Pietro Antonio Locatelli fut tout d'abord, à Rome, un représentant patenté de l'école corellienne. Féru d'acrobaties, le compositeur originaire de Bergame s'empare du modèle vivaldien et le projette dans l'extrême virtuosité. Il révolutionne la technique de son instrument dans d'incroyables cadences ad libitum : ces Capricci, dont il agrémente les mouvemengts vifs des concertos qui constituent son Arte del violino op. 3 publié à Amsterdam en 1733. Triompher de ces « labyrinthes » où rhétorique et contorsions mécaniques ne cessent de se défier n'est pas donné à grand monde. Aux noms de Giuliano Carmignola (Sony) et Dmitry Sinkovsky (Naïve), nous pouvons désormais ajouter celui d'Ilya Gringolts, héros d'un tryptique bIen pensé, réunissant le Concerto n°9 en sol majeur, le sonore n°11 en la majeur, et bIen évidemment le monumental n°12 en ré majeur, dont le Labirento final porte à son paroxysme le caprice baroque pour violon. L'audace du violiste russe n'est plus à démontrer, non plus que sa maîtrise technique, son inspiration foisonnante. Celui qui nous avait séduit chez Stravinsky (Diapason d'or, cf. n°673) troque son instrument moderne pour un Gagliano (ca. 1770) monté en boyaux qu'il joue avec un archet baroque. Il en tire une riche paLette de timbres (les couleurs du suraigu au début du concerto en la majeur) et de contrastes, passe et rebondit sur tous les pièges avec une aisance, un goût et une simplicité propres à exalter la puissance espressive de ces pages. Dans les six caprices, le soliste s'offre le luxe de se faire d'abord plaisir, créant des moments intimes particulièrement envoûtants (le Labirento devient une véritable perte de repères). Dirigeant de l'archet, Gringolts élance et relance un Orchestre baroque de Finlande fabuleur de réactivigté et d'esprit, épousant des phrasés d'une élasticité remarquable. En témoignent le relief imprimé au final du Sol majeur, comme la souplesse des mouvements lents. Cette nouvelle référence confirme le potentiel musical de concertos trop souvents perçus comme des défouloirs.
Olivier Fourès
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