210331 – MUS QZD – MARTINU (LES DEUX CONCERTOS POUR VIOLON) & BARTOK (SONATE POUR VIOLON SEUL) - ZIMMERMANN FRANK PETER, BAMBERGER SYMPHONIKER, JAKUB HRUSA
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210331 – MUS QZD – MARTINU (LES DEUX CONCERTOS POUR VIOLON) & BARTOK (SONATE POUR VIOLON SEUL) - ZIMMERMANN FRANK PETER, BAMBERGER SYMPHONIKER, JAKUB HRUSA
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ZIMMERMANN Frank Peter (violon) BAMBERGER SYMPHONIKER, HRUSA Jakub MARTINU – Les deux concertos pour violon BARTOK – Sonate pour violon seul
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TECHNIQUE : 4/5 TECHNIQUE SACD : 4/5 Enregistrements réalisés en octobre 2018 et en octobre 2019 au Konzerthalle de Bamberg (Joseph-Keiberth-Saal) par Bastian Schnick et Christian Jaeger. Grande dynamique, avec des sonorités incisives et énergiques. L'acoustique de la salle apporte une matière chaleureuse et un soutien non négligeable. Bel équilibre entre l'orchestre et le violon soliste qui s'intègre impeccablement, tout en conservant son relief propre. |
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Des deux concertos pour violon de Martinu, le second fut longtemps le seul connu. Taillé en 1943, pour le tempérament particulièrement expressif de son commanditaire Misha Elman, il adopte une écriture résolument postromantique et luxuriante. Le compositeur avouait y avoir puisé ses sources dans le folklore tchèque tout en reconnaissant l'influence des madrigaux anglais et de la musique américaine, pour ne pas dire hollywoodienne – il était alors réfugié aux États-Unis. Isabelle Faust, sous la baguette de Jiri Belohlavek (HM, 2006), Frank Peter Zimmerman sous celle de Maris Jansons (RCO Live 2010) en avaient rajeuni la discographie, jusqu'alors dominée par Josef Suk avec Vaclav Neumann (Supraphon, 1973). L'aisance qu'y déploie, une nouvelle fois, le violoniste allemand traduit l'intimité de sa relation avec la partition, aussi bien dans les climats bucoliques de l'Andante que dans le dansant finale et sa redoutable cadence. Retrouvé seulement en 1968, le premier concerto écrit en 1932 pour Samuel Dushkin affiche bien des similitudes avec celui de Stravinsky (destiné au même Dushkin), tout en exigeant du soliste, dès l'Allegro initial, une virtualité plus élaborée. La touchante cantilène de l'Andante central n'apaise que temporairement les turbulences de l'œuvre, qu'exalte la Toccata finale. Zimmerman superbement accompagné, éblouit par sa maîtrise impériale et la pureté de son style. Le complément, inhabituel, participe à la réussite de l'album : la sonate pour violon seul de Bartok, strictement contemporaine du second concerto de Martinu, fait la révérence à celles de Bach mais projette l'instrument dans un nouvel univers, notamment par son audace rythmique et polyphonique. Sans chercher la frénésie des visions les plus électrisantes signées par Ivry Gitlis ou Vilde Frang, Zimmermann livre une lecture d'une lisibilité absolue, notamment dans la complexe Fugue, d'un lyrisme profond dans la nostalgie Melodia, avant d'adopter un tempo d'enfer dans le vertigineux Presto conclusif. Tout cela, faut-il le préciser, avec une intonation exemplaire, une palette de couleurs et une prise de risques qui n'appartiennent qu'aux plus grands. Tout simplement exceptionnel ! Jean-Michel Molkhou
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